PREAMBULE
PREAMBULE
PREMIERE PARTIE
SECONDE PARTIE
PENDANT LA GUERRE
L'ADRIATIQUE
APRES LE CONFLIT
DOCUMENTS
LIENS
PREAMBULE


Je possède de Grand-père, outre son sabre son livret de solde, sur lequel sont indiquées principalement, et en deux feuillets, les dates d’affectations sur tel ou tel navire. Puis, sur les pages suivantes, par année, avec l’indication du bateau (lorsque celle-ci est lisible), ces états d’appointements, ce qu’il reçoit, ce qu’il prélève. Parfois, il est indiqué un nom de port. Enfin, quelques états particuliers de service, à savoir ses faits d’arme, ses décorations ainsi que quelques autres renseignements de moindre portée. Reconstituer l’épopée navale n’est donc pas si facile. En fait, lorsqu’il est à terre (quelque part) et prélève un acompte, je n’ai pas d’indication sur le nom du port, sauf pendant une certaine période au cours de la guerre alors qu’il était dans un sous-marin. Pour reconstituer un ensemble cohérent, il faudrait avoir accès à son dossier militaire, ainsi qu’aux journaux de bord de chaque bateau. On pourrait ainsi connaître son parcours naval. Mais qu’importe.

Ce livret reste donc très sommaire. Que faisait-il en méditerranée par exemple ? On pense aussitôt au détroit des Dardanelles, qui constitue un événement important pendant la première guerre, mais s’il n’en était pas très loin, il semblerait qu’il n’ait pas pris part à ces actions guerrières. Cette guerre en mer fut éprouvante. Il ne s’agit pas d’opposer les conditions que connurent les poilus à celles des sous-mariniers, elles sont différentes, mais ni moins pires ni meilleures. L’Amiral LACAZE, le ministre de la guerre, écrivait au début du conflit : « La guerre en Méditerranée est une guerre de sous-marins ».

J’ai pu trouver bon nombre de renseignements par Internet, et sans cet apport, ce livret n’aurait pu voir le jour. Il m’a fallu interroger de nombreux interlocuteurs sur tel ou tel bateau, et certains m’ont répondu rapidement, en me signalant l’existence d’autres sites. De fil en aiguille, j’ai pu reconstituer la partie technique de cet engagement. Même l’Administration (le Journal Officiel) a bien voulu participer et m’aider. Enfin, il m’a fallu également consulter plusieurs ouvrages traitant de la question maritime pendant ce conflit, ce qui m’a amené dans diverses bibliothèques ! Un seul livre ,ou plutôt la bible de ce que furent les conditions navales pendant ce conflit, celui écrit par Paul Chack, et j’y ai emprunté les faits historiques et techniques.

Et maintenant, je vous convie à découvrir un aspect de notre grand-père et j’espère que ce rendez-vous que nous lui donnons bien longtemps après sa disparition vous satisfera.

J’ai parlé de ce petit projet à un ami, et il m’a alors répondu que mon grand-père devait être fier de moi. Je ne le sais pas, mais j’en ai bien l’impression

Enfin, mon second prénom lui étant dédié, ne soyez pas étonné de ma signature.


Xavier Alain PARIS
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Tout d’abord et avant de commencer à vous décrire ce que fût ma carrière de militaire, il me semble indispensable de vous rappeler mon état-civil, tel qu’il est relaté dans le livret des équipages de la flotte.

Je suis né le 7 mars 1891 à Loc-Mélard, dans le Finistère, et je me suis marié avec mémé, votre grand – mère, le 10 octobre 1917 à Roscoff. Son nom de jeune fille était Appriou Elisa.

Le signalement repris sur l’extrait des matricules des gens de mer fait état de mes caractéristiques :

Taille 1m 64

Visage Ovale

Front Haut

Yeux Noirs

Nez Moyen

Bouche Moyenne

Menton Rond

Cheveux
Et
Sourcils Bruns

Et maintenant, nous allons partir dans cette aventure qui fut mienne pendant de longues années.


sous-marinier
07/02/04