APRES LE CONFLIT
PREAMBULE
PREMIERE PARTIE
SECONDE PARTIE
PENDANT LA GUERRE
L'ADRIATIQUE
APRES LE CONFLIT
DOCUMENTS
LIENS
En 1919, je continuais sur le sous-marin Toulon, de janvier à mai, puis du 2 mai au 11 août, au 2ème dépôt, puis sur la Fauvette, basée à Constantinople. Entre temps, j’étais également affecté à la flottille du premier arrondissement, situé à Cherbourg ce qui signifie que j’étais à bord du sous-marin le Grand-père, à la base navale de Beyrouth. La journée de solde valait entre 4,20 et 6,15 F, et la gratification de la Fête Nationale était fixée à 2F. Le Grand-père était un sous-marin avec moteur Diesel, construit à Cherbourg en 1910 et lancé en 1913, et sera retiré le 15 janvier 1926.

Durant l’année 1921, le 30 avril très précisément, je fus décoré de la médaille militaire. Cherbourg faisait alors partie de la flottille de la Manche et de la Mer du Nord, même si nous étions toujours en méditerranée, au Liban. Je suis resté sur le Grand-père assez longtemps, jusqu’en fin 1925, (je bénéficiais néanmoins d’une permission à compter du 30 octobre 25, permission ô combien importante !) et dès le 1er janvier 1926, je rejoins un bâtiment de surface, nommé l’Impétueuse. Hélas, c’était un dragueur de mines, construit à Bordeaux, et qui avait pris la mer en 1917, avec deux canons de 100 mm.


Les années suivantes, je fus réaffecté en 25 dans la première escadrille de sous-marins. Le 1er mars 25, je fus proposé pour la légion d’honneur. Puis en 26, à nouveau sur un bâtiment de surface, appelé le Rhône, qui était un pétrolier (il sera torpillé en décembre 40). Ce fut également cette année là que votre mère naquit, alors que j’étais sur ce bateau. Je restais sur ce bateau jusqu’en 1928. D’ailleurs, du 22/08/1926 au 4/09/1928, nous étions en mer noire. (NDLR Grand-Père a embarqué deux jours après la naissance de maman, il a sans doute été prévenu plus tard). Le 15/06/27, seconde demande de la légion d’honneur. C’est ainsi que le 5 septembre 1928, je pris mes congés de fin de campagne et je devais me retrouver à Roscoff, au 18 rue Marceau et je devais rester en disponibilité. Mais dès le 1er janvier 29, je me retrouvais une nouvelle fois sur un bateau du nom de Voltaire, qui était alors un cuirassé construit à La Seine sur Mer ( à priori, ce bateau servait de cible de tir ! et fut détruit à Brest en 1929).
Je terminais mon engagement volontaire en 1929, dans un dernier sous-marin du 30 mars jusqu’au 24 août, du nom de Pierre Chailley, sous-marin Diesel construit en 1922 et désarmé en 1936. Je fus alors rayé des contrôles de l’activité le 25 août 29 et nommé sous-agent militaire à Domfront, et j’y arrivais le 7 septembre 29, date à laquelle je devais faire signer mon bulletin d’arrivée par le commandant de la brigade de gendarmerie ! Je fus nommé premier maître avec effet rétroactif, et cela constituait alors mon dernier grade.

Je fus enfin rayé des matricules de l’inscription maritime le 26 août 32 et libéré du service militaire le 24 septembre 1933.


FIN

sous-marinier
07/02/04